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DU

MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

BULLETIN

DU

MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

RÉUNION MENSUELLE DES NATURALISTES DU MUSÉUM

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TOME DIX-SEPTIÈME

1911

PARIS IMPRIMERIE NATIONALE

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MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

RÉUNION MENSUELLE DES NATURALISTES DU MUSÉUM

ANNÉE 1911

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PARIS

IMPRIMERIE NATIONALE

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: | AVIS:

Les auteurs sont priés de vouloir bien se rappeler que l'étendue des notes insérées dans le Bulletin ne saurait dépasser 5 pages d'impression.

Les auteurs sont également priés de donner des manu-

scrits mis au net qui puissent permettre la composi-

tion rapide du Bullenn.

Les auteurs sont instamment priés de remettre les cli- chés des figures qui accompagnent leurs notes en même temps que leurs manuscrits.

SOCIÉTÉ DES

AMIS DU MUSÉUM NATIONAL

D'HISTOIRE NATURELLE (EXTRAIT DES STATUTS).

|. But et composition de la Société.

ARTICLE PREMIER.

L'Association dite Société des Amis du Muséum national d'histoire natu- relle, fondée en 1907, a pour but de donner son appui moral et financier à cet établissement, d'enrichir ses collections, ménageries, laboratoires, serres, jardins et bibliothèques et de favoriser les travaux scientifiques et l'enseignement qui s’y rattachent.

Elle a son siège à Paris.

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ARTICLE 3.

L'Association se compose de Membres titulaires, de Membres donateurs et de Membres bienfaiteurs, qui doivent être agréés par le Conseil d'administration.

Pour être membre titulaire, il faut payer une cotisation annuelle d’au moins 10 francs. La cotisation peut être rachetée en versant une somme fixe de 150 francs.

Pour être Membre donateur, ül faut avoir donné une somme d’au moins 500 francs, ou avoir versé pendant dix ans une cotisation d'au moins 60o francs par an. : ::

Pour être Membre bienfaiteur, il faut avoir donné au Muséum, ou à 1a Société, soit une somme de 10,000 francs, soit des collections scientifiques ou des objets, meubles ou immeubles ayant une valeur équivalente, soit, pendant dix ans, une cotisation annuelle d’au moins 1,200 francs ©.

(1) S'adresser pour les versements à M. Pierre Masson, trésorier de l Association.

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BULLETIN

DU

MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE.

LIBRARY

NEW YOPK ANNÉE 1911. 1. BOTANICAL

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122" RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM.

26 JANVIER 1911.

a

PRÉSIDENCE DE M. EDMOND PERRIER,

DIRECTEUR DU MUSÉUM.

ACTES ADMINISTRATIFS.

M. ce PrésinenT annonce que les modifications suivantes ont eu lieu dans les services du Muséum :

M. E. Lamy, Docteur ès sciences naturelles, a été nommé Assistant de la Chaire de Zoologie (Annélides, Mollusques et Zoophytes), en remplacement de M. Trémeau pe RoceBrune, admis à faire valoir ses droits à la retraite (Arrêté ministériel du 9 janvier 1911 );

M. Powrremozt a été nommé Architecte du Muséum d'Histoire na- turelle, en remplacement de M. Braverre, appelé à d’autres fonc- lions (Arrêté ministériel du 9 décembre 1910);

M. Guérin, Préparateur de la Chaire de Malacologie, ayant ob- tenu, sur sa demande, un nouveau congé d'un an à partir du février 1911, sera remplacé pendant la durée de ce congé par M. L. Gsrwain, Docteur ès sciences, Instituteur adjoint à Ivry (Arrêté ministériel du 12 janvier 1911);

Le poste de Bibliothécaire adjoint au Muséum ayant élé supprimé,

il a été créé un second emploi de Commis de Bibliothèque (Décret

Muséum. xvir. 1

sou de

du 28 décembre 1910) et À. Haux, Commis au Secrétariat, a été ES . Atawr. ee 7 e . nommé à cet emploi (Arrêté ministériel du 23 Janvier 1911).

M. ze Présipenr fait connaître que M. Haux, Commis du Secré- lariat, a été nommé Chevalier de la Léoion d'Honneur (au titre nilitaire) et que M. pe Rexesse ne Duivexsone, Correspondant du

uséum et Donateur de Collections, a été également nommé Che- alier de la Légion d'Honneur titre étranger).

PRÉSENTATION D'OUVRAGES.

M. ze Présinexr présente et offre pour la Bibliothèque, au nom de M. H. Bruvère, Préparateur au Muséum, l'ouvrage ayant pour titre : L’Huitre et la santé publique, ouvrage accompagné d'une pré- face de M. Edmond Perrier.

M. le Professeur Carlos Porter, Director del Museo de Historia Natural de Valparaiso, présente et offre pour la Bibliothèque les ouvrages suivants ayant pour titre :

Actes de la Société scientifique du Chili, t. XIX (Nos), AMD livraisons ;

Revista chilena de Historia natural, ano XIV, 1910 (Tomo dedicado al Centenario de la Independencia nacional ) ;

Carlos Reicux, Orchidaceæ Chilenses, Santiago de Chile, 1910. Extrait. Anales del Museo nacional de Chile. Secunda seccion : Botanica.

COMMUNICATIONS.

SUR LA NUTRITION DES PETITS OISEAUX ,

par M, Louis Laricoue.

Les Oiseaux granivores sont des sujets fort commodes pour létude de la ration d'entretien; ils se contentent pendant longtemps d’une seule espèce de grain, c’est-à-dire d’une nourriture aussi simple et aussi homogène que possible; d'autre part, leur appétit est, en général, fort exactement révlé; si l’on met à leur disposition un excès de nourriture, on n'a qu'à

ES du

peser chaque jour, par différence, leur consommation et on obtient ainsi immédiatement la valeur de la ration d'entretien; en effet, le poids des sujets en expérience reste constant sans autre précaution.

Depuis plusieurs années, je poursuis, dans ces conditions, sur diverses espèces d'Oiseaux, des recherches relatives à l'influence de la température extérieure et de la grandeur du sujet sur l'intensité des consommations alimentaires. Déjà en 1902, dans une thèse de la Faculté des Sciences, exécutée sous ma direction, M. Larguier des Bancels avait obtenu sur le Pigeon des résultats intéressants. Jai repris des expériences sur des Oiseaux de plus en plus petits, et, comme je le supposais a priori, j'ai trouvé le phénomène de plus en plus marqué. En effet, c’est par la surface extérieure que se fait essentiellement la déperdition de chaleur; les petits animaux ont relativement plus de surface que les grands; ils perdent par conséquent plus de chaleur par unité de poids; pour maintenir fixe leur température propre, supérieure à celle du milieu, ils doivent donc produire aussi plus de chaleur, brüler plus d'aliments pour un poids de corps donné. C’est la théorie qu'ont formulée, dès 1849, les physiciens Regnault et Reiset lorsqu'ils eurent constaté, dans leurs mémorables expériences de respiration, que les Moineaux absorbent, relativement à leur poids, dix fois plus d'oxygène que les Poules. Les résultats de Regnault et Reïset ont été généralisés par Rubner et par Richet, qui, chacun de son côté, ont énoncé comme une loi la proportionnalité entre les combustions et la sur- face chez les animaux à sang chaud.

Mais cetle loi de la surface n'est qu'approximative et son interprétation par le raisonnement physique ci-dessus est contesté. Ce raisonnement sup- pose, en effet, qu'à la température ordinaire une part des combustions organiques est commandée par le besoin de chaleur, est effectuée uni- quement en vue de la chaleur qn'elle dégage et, par conséquent, peut être économisée si les pertes de chaleur sont restreintes. Or, quelques physio- logistes considèrent, par une réaction excessive contre une ancienne erreur de la mécanique biologique, toute chaleur dégagée par la vie comme un pur excretum ; ainsi, pour cette école, les aliments peuvent se remplacer les uns les autres, non pas suivant la proportion d'énergie (ou de chaleur) qu'ils peuvent fournir à l'organisme par combustion (ésodynamie de Rubner), mais suivant la proportion de glucose qu’ils peuvent fournir par leur transformation, la chaleur dégagée pendant cette transformation étant simplement perdue (isoglycosie de Ghauveau): a fortiori, que la cha- leur extérieure intervienne dans le compte de la ration alimentaire, qu’on puisse, suivant l'expression pittoresque d’un de ces physiologistes, «rem- placer un bifteck par un pardessus ou par du charbon de calorifère» , cela leur paraît une idée insoutenable.

Cette idée est justiciable du contrôle expérimental.

le

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Ghez les gros animaux, l'économie réalisable à partir de la température ordinaire est faible: elle est pourtant réelle; sur l’homme, j'ai pu constater que la ration d'entretien dans les pays tropicaux est de 20 p. 100 plus petite que dans nos climats ®. Sur les petits Oiseaux, elle est éclatante, comme on va le voir. J'ai opéré sur une série d'Oiseaux de tailles diverses : je donnerai seulement quelques chiffres moyens relatifs à trois espèces : Pigeon domestique; Colombe zébrée de ia Sonde, Geopelia striata (L.); Bengali, Estrelda astrild (L.) ou, indifféremment, Sporæginthus aman- dava (L.). Les animaux étaient placés dans une chambre-étuve à tempé- rature constante. réglable à volonté; ils recevaient comme nourriture du millet.

Le tableau ci-dessous donne : le poids moyen, en kilogrammes, des sujets utilisés dans mes expériences ; leur surface, calculée à partir du poids par la formule de Meeh, S = 10 Pet exprimée en décimètres carrés; le rapport de la surface au poids, en décimètres carrés par kilogramme. Ces données géométriques caractérisent, au point de vue qui nous occupe, l'espèce considérée. Ensuite viennent les résultats des expériences faites à 16 degrés, c’est-à-dire à la température ordinaire de nos laboratoires. La ligne 4 indique le poids de millet consommé en vingt-quatre heures, rap- porté à 1 kilogramme d'animal; la ligne 5, la quantité de chaleur ainsi fournie à l’organisme et dépensée par lui (en Calories nettes, soit, pour tenir compte de la balle, des résidus de digestion et de la combustion incomplète des matières azotées chez les Oiseaux, 2 Cal. 6 par gramme de millet). Enfin la ligne 6 donne cette quantité de chaleur rapportée à 1 dé- cimètre carré de surface corporelle.

PIGEON. COLOMBE. BENGALI. Poids (Kpr)-2-06e Ronnie MAO 00 0,048 0,0079 : SU a TEEN (GA DO Se On UNS no 5,38 1,320 0,38 SPORE CRREE do add mo ee GEO 27,500 51,00 Grain par kilogramme (gr.)...... 18 132 300 Chaleur par kilogramme (G.)..... 124 3h 1,020 Chaleur par décimètre carré (C.).. 9 19,0 20

À titre de comparaison, un Homme de 70 kilogrammes présente en- viron 3 décimètres carrés par kilogramme de poids; il dépense environ 3/4 calories par kilogramme et 11 par décimètre carré.

La surface exposée au rayonnement est donc chez le Bengali deux fois plus grande que chez la petite Colombe de la Sonde, quatre fois plus grande que chez le Pigeon, dix-sept fois plus grande que chez THomme ; corrélativement, les consommations du Bengali sont trente fois plus grandes que celles de l'Homme. On voit que la proportionnalité à la surface est

0) Archives de Physiologie, juillet 1894.

De AR ain

loin d’être rigoureuse. J'ai étudié aïlleurs la forme que présenterait une loi plus approchée ®. Nous reviendrons plus loin sur les problèmes que pose l'extrême intensité des combustions chez le Bengali. Nous allons d’abord examiner ce qui se passe pour nos Oiseaux quand la température ambiante s'élève.

Voici les chiffres moyens, exprimés seulement en Calories par décimètre carré et par vingt-quatre heures :

TEMPÉRATURE. PIGEON, COLOMBE, BENGALI. 16 Gens ARR AU REREAET EEE PISTE ER 9,7 12,5 20 GA DE) CNE ARE PEAR SR PUMA UP ETES 8,7 9,6 16 DONC ARE LE ASE AE ORAN EL END ER EN EL 7,2 6.5 10,6 A D AS A ME EEE PE DEEE AONEN DE A D 7 6,2 72 10e 6 TER MEDIA DR EURE AE u 7 6,4

La diminution, qui est certaine, mais peu marquée sur le Pigeon (c’est ce qu'avait vu Larguier des Bancels), atteint 5o p. 100 chez la petite Colombe, et 68 p. 100 chez le Bengali. Chez le Bengali à la tempé- rature ordinaire de 16 degrés, il y avait donc les deux tiers de l’alimen- tation qui n'étaient consommés que pour de la chaleur, et qui ont été rem- placés par la chaleur de létuve. Aucune considération théorique, me semble-t-il, ne peut être maintenue contre un fait aussi net,

Revenons maintenant au Bengali dans la température européenne de 16 degrés; sa consommation est trente fois plus grande, relativement, que la nôtre; pour manger comme lui, il nous faudrait faire soixante grands repas chaque jour. En fait, quand on observe ces petits Oiseaux à cette température, on les voit toute la journée travaillant à s’alimenter; je dis bien «travailler»; c’est pour eux une occupation incessante, pressée, sans répit. À 30 ou 35 deprés, ils volètent, chantent, se caressent entre sexes différents; à 16 degrés, ils mangent sans trêve, de l’aube au crépuscule. Si l'on abaisse d’un degré seulement la température ambiante, à 15 degrés, pendant les courtes journées voisines du solstice d'hiver, l’activité maximale de l'appareil digestif ne suflit plus aux besoins alimentaires; les Bengalis maigrissent et périraient rapidement de faim en mangeant toute la journée.

C’est la puissance d'alimentation et de digestion qui est ici en défaut, non la puissance de combustion. Voici comment je m'en suis assuré. J'ai disposé dans l'étuve une lampe électrique qui, par un mécanisme d'horlo-

9%) Société de Biologie, 27 mars 10009.

He

gerie, donnait deux à trois heures de lumière au milieu de la nuit; dans ces conditions, les Bengalis supportaient parfaitement une température de 14 degrés et même de 13 degrés: en les observant, on les voyait, aussitôt la lampe allumée, courir à leur mangeoire et reprendre leur urgente besogne alimentaire.

La puissance de combustion de ces petits organismes est donc énorme. Au lieu d’une alimentation en grains, caleulons quelle devrait être l’alimen- tation en viande de boucherie (les calculs suivant les coefficients isody- names; suivant les coeflicients isoglycosiques, le résultat serait encore de 30 à Lo p. 100 plus fort); on trouve que 1 kïlogramme de Bengali brülerait en un Jour , suivant la proportion de graisse, de 700 à 800 grammes de viande nette, sans os: avec les os et les déchets, cela ferait bien le kilo- gramme. Autrement dit, la quantité de substance organique consommée en vingt-quatre heures par un Bengali équivaut à la totalité de son organisme.

Pour satisfaire à cette combustion effroyable, les tissus présentent-ils des propriétés spéciales? 11 ne semble pas.

Avec Petetin(” j'ai dosé dans le foie des Bengalis le fer, qui, d’après M. Dastre, joue un rôle important dans les combustions organiques (fonction martiale); nous avons trouvé des proportions de fer ordinaires.

Ces temps derniers, j'ai fait, avec M®° Lapicque, des investigations systé- matiques du côté du glycogène. Voici le résumé de nos recherches.

Nous avons repris d’abord le dosage du glycogène dans le foie du Pigeon; les recherches antérieures, notamment celles de Külz, indiquaient, pour les sujets présentés comme normaux, des proportions capricieuses; de 0.5 à 6 p. 100, qui se retrouvent dans les travaux les plus récents. Ces irrégularités sont liées aux conditions d'alimentation des animaux ; lorsqu'on met plusieurs Pigeons dans une même cage, les plus forts battent les autres et les empêchent de s'approcher de la mangeoire; des sujets isolés, mangeant à leur appétit, et sacrifiés, non le matin, mais dans la journée ou le soir, nous ont donné les teneurs en glycogène suivantes (procédé récent de Pflüger, avec dosage en sucre suivant la technique de G. Ber- trand ) :

5.9 3.D 5 3.3

C’est la proportion ordinaire des Chiens et des autres animaux étudiés par les physiologistes, quoiqu’on puisse, en les recherchant systématiquement, obtenir chez les mammifères des proportions doubles et triples de celles-là,

Avec le jeune, la disparition du glycogène hépatique est, relativement

(1) Société de Biologie, 22 maï 1909.

Me MCE

à ces mammifères, très rapide; après einq heures, on trouve 2 p. 100; après dix heures, 0.4 à 0.6; après trente heures seulement, traces indosables,

Chez le Bengali, on trouve, dans les meilleures conditions, vers la fin de la journée, la même proportion que chez le Pigeon et les autres animaux :

6.4 3,1 6.7.

Nous avons dosé aussi le glycogène des muscles, Dans les mêmes con- ditions, nous avons trouvé de 0.5 à 1 p. 100: c’est-à-dire, ici encore, la proportion classique pour les muscles des animaux courants de laboratoire. La quantité totale de glycogène contenue dans l'organisme d'un Bengali peut être évaluée au maximum à 50 milligrammes, soit 7 grammes pour 1 kilogramme, Gela représente 7 X 4 = 98 calories. En une heure, la dépense que nous avons constatée est de 1020 : 24 42 calories, La réserve de glycogène correspond ainsi à 4o minutes de la dépense moyenne, à la dépense à peu près d’une heure de nuit, si nous tenons compte de la réduction des combustions pendant le sommeil.

En fait nous avons constaté la disparition extrêmement rapide du glyco- gène par le jeûne. Quatre ou cinq heures après que le jabot est vide, l'Oiseau est mourant, el son corps ne contient plus de glycogène appréciable,

Comment donc le Bengali supporte-t-il le jeune nocturne? Si l’on sacrifie un sujet au moment il commence à s'endormir, on trouve régulièrement, outre l'estomac en pleine digestion, le jahot extrêmement gonflé; le poids moyen du grain contenu dans cet organe à ce moment est de 5o centi- grammes, (lix fois plus que le plycogène total du corps. (Rapportée au poids d’un homme, celte provision pour la nuit représente environ 5 kilo- grammes de grain, soit 20 livres de pain.)

C'est donc, non par une propriété spéciale des organes nutritifs, mais par une adaptation éthologique que le Bengali peut passer la nuit sans manger, Si on lui Ôle sa mangeoire quand le jour commence à baisser, on voit se manifester une inquiétude extrême qui témoigne d’un instinct par- ticulièrement impérieux,

NOTE SUR UN EMPLOI SINGULIER DE LA PEAU DES TÉTRODONS,

par M. Léon Varrranr.

Les Collections d'Ichtyologie du Muséum possèdent deux peaux de Poissons préparées pour des usages domestiques, sur lesquelles il me parait utile de fixer un instant l'attention. Ces objets ont été rapportés de Siam, en 1862, par Bocourt, à la suite du voyage, si fructueux pour le Muséum, entrepris dans ces régions par le zélé naturaliste. L'entrée au

LA iputes

Laboratoire sur le registre 4o : Poissons provenant d’envois faits au Mu- séum d'Histoire naturelle par les Correspondants et Naturalistes voyageurs de cet établissement ; occupe trois pages et énumère 520 exemplaires se rap- portant à 104 espèces.

Ces deux Poissons appartiennent au genre Tetrodon, Linné, du groupe des Plectognathes Gymnodontes, et à l'espèce Tétrodon étoilé de Lacépède (T. Stellatus , Bloch-Schneïder ). Les détails de la coloration, joints à d’autres caractères, ne laissent aucun doute à cet égard. À l'entrée la désignation spécifique est donnée : Dilobomycter maculatus, Bibron (peaux) 2

Les peaux ont été largement ouvertes à la partie dorsale médiane en y pratiquant un orifice circulaire dont le diamètre n’est pas inférieur à 10 ou 12 centimètres. On a pu extraire aisément par tout le corps de l'animal, squelette, muscles, viscères, etc., ne laissant que le tégument et les deux màchoires, puis on aura bourré avec une substance élastique et légère quel- conque, pour restituer et maintenir la forme sphérique de ces Poissons, lorsqu'ils gonflent leur poche aérienne: la dessiccation aura fait le reste.

D’après Bocourt, c'est chez les bateliers siamoiïs qu'on rencontre ce genre de préparations. Par le trou béant ils introduisent différents objets usuels : linge, effets, d’autres fois des provisions, riz, bananes, etc. , utilisant en un mot cela comme nous faisons d’un sac de voyage, le plaçant d'ordinaire à l'avant de leur embarcation. C’est un emploi assez original et inattendu de la peau de ces Poissons.

Accessoirement il y aurait peut-être à discuter la synonymie de l'espèce. H n’est pas douteux que la connaissance première du Poisson ne soit due à Lacépède, qui en a donné une description etune figure d’après les documents laissés par Commerson (documents manuscrits et iconographiques). Mais dès ce premier volume de son Histoire naturelle des Poissons, qui date de 1798, l'ilustre ichtyologiste, bien que n'ayant pas encore absolument rompu avec sa méthode antérieure, accompagne souvent la description française d’une diagnose latine, qui dans le cas actuel est ainsi conçue ©? : Tetrodon cinereus, nigro-punctatus, hispidus setis e basi stellata exortis; on pourrait être tenté de croire au premier abord que les deux premiers mots constituent une sorte d'appellation binominale linnéenne, mais la mention ajoutée, entre parenthèses, après la diagnose : (Commerson, manuscrit déjà cité), fait assez connaitre que la phrase latine est empruntée au célèbre voyageur mort à l'ile Maurice en 1773 et ne peut être regardée comme présentant les conditions requises par les lois de la Nomenclature. On doit donc conserver le nom de Tétrodon étoilé de Lacépède, traduit en T. Stellatus par Bloch-Schneider (1801), dénomination généralement adoptée par les auteurs classiques (Günther, Bleeker, etc. ).

} Lacépère, Histoire naturelle des Poissons, 1798, t. I, p. 482.

LA 0 RE

LA LA & NoTE PRÉLIMINAIRE RELATIVE AUX LÉZARDS RAPPORTÉS DE L ÉQUATEUR | par M. ze D' River,

par M. R. Despax, Préparateur Au Muséum.

La collection de Lézards rapportée de l’Équateur par M. le D' Rivet comprend 34 individus qui se répartissent en 13 espèces. Beaucoup de ces animaux avaient été déjà étudiés par M. Mocquard , qui en avait déterminé un grand nombre.

Famizce pes IGUANIDÆ.

1. AnoLis FUSCO-AURATUS Gray.

Blor. Catal. of Lizards, IX, p. 48.

Un seul individu provenant de Santo-Domingo de los Colorados.

9. À. souamuurarus Peters.

Blor. Catal. of Lizards, IL, p. 61.

Un seul individu. Localité non indiquée.

3. À. Fesrae. Peracca.

Peracca. Bollet. dei Musei di Torino, vol. XIX, 465, 1904, p. 4.

Deux individus. Localité non indiquée.

k. À. Orronu Cope. Bler. Catal. of Lizards, I, p. 51.

Un seul individu , jeune, de petite taille. Sans indication de localité.

5. À. eucænus, Blor.

Bler. (Ann. N. Hist., 1908, Il, p. 516).

Deux individus qui doivent être rapprochés de cette espèce, bien que présentant quelques détails un peu différents; les plaques céphaliques sont plus grandes et plus lisses que dans la description de Boulenger ; les lamelles des et phalanges du orteil sont au nombre de 18 au lieu de 921.

6. Lrocepxazus GunrHeRt Bler.

Bler. Catal. of Lizards, Il, p. 169. 14 individus provenant : 1 de Casilagua (3,600); 1 de Pinullar (2,900*); 8 des environs de Riobamba; 2 des environs de Mirador; 1 de

Terme Sud. el Vinculo; 1 de San Gabriel (Tusa).

0

7. Enyalioïdes Mocquardi nov. sp.

Trois individus, dont deux mutilés.

Dimensions de l'échantillon intact : longueur, 295 millimètres; tête, 22 millimètres ; queue, 125 millimètres.

Tête aplatie, sa largeur (prise en arrière des orbites) contenue 1 fois 2/3 dans sa longueur. Le canthus rostralis, prolongé par la crête supracüliaire, est saïllant; au-dessous de lui est percée la narine, à peine plus rapprochée de l'orbite que du bout du museau: tympan grand, verticalement sub- ovalaire; son plus grand diamètre plus petit d’un tiers environ que celui de l'œil. Écailles du dessus de la tête carénées ainsi que les écailles susoculaires : l'occipitale est visible quoique très réduite; 13 labiales supérieures, 11-12 inférieures ; écailles gulaires élevées, carénées, subpyramidales, Crête dorso- nuchale continue, formée d’écailles triangulaires, un peu infléchies en arrière. Écailles nuchales et celles qui sont situées au-dessus de l’origine de la queue plus grandes que les autres; les plus grandes sont cependant in- férieures en longueur à la moitié du diamètre du tympan.

L’écaillure du dos est nettement hétérogène : de chaque côté de la crête dorsale se trouve une rangée presque continue d’écailles plus grandes; à l'extérieur de cette rangée on en distingue nettement une autre, discon- tinue , formée de groupes de orandes écailles; une troisième rangée, peu distincte, et surtout visible antérieurement, est placée tout à fait latéra- lement.

Les écailles abdominales, plus grandes que celles des flancs, sont lisses ou très indistinctement carénées.

La queue, comprimée, porte des anneaux d’écaïlles plus grandes (35 anneaux chez l'individu possédant toute sa queue ): les écailles sous-caudales sont plus grandes que celles des côtés ou de la face supérieure de la queue.

Les cuisses et les tibias présentent à leur face supérieure de grandes écailles disposées à peu près en lignes transversales : les autres écailles sont carénées; deux pores fémoraux de chaque côté.

Coloration (individu dans l'alcool) : En dessus, roussâtre plus ou moins foncé, taché de plus clair; sur la queue des taches blanchâtres correspon- dant à peu près aux anneaux de grandes écailles, les tempes de couleur un peu plus claire. Une tache blanche en arrière du tympan, surtout visible chez le mâle: en arrière de cette lache part une ligne verticale blanche allant du dos au point d'attache du membre antérieur.

En dessous blanc un peu roux, pli gulaire roux foncé chez le mâle.

Cette espèce se rapprocherait assez d'Enyalioides heterolepis Bocourt. Mais elle en diffère nettement par les dimensions beaucoup moindres de la crête dorsonuchale, par la présence de deux pores fémoraux seulement au lieu de trois ou quatre. Elle diffère d’Enyalioïdes microlepis O’Shaugh par ses écailles ventrales lisses et par la présence de deux et même trois rangées latérales d’écailles agrandies.

LE 7 7 HA

Localité non indiquée.

Je dédie cette espèce à M. Mocquard, qui avait commencé l'étude de ces animaux et dont les notes m'ont été très utiles pour mener à bien ce travail.

Fame nes ANGUIDÆ.

8. Drpcocrossus monorroris Wiegm.

Bler. Catal. of Lizards, 1, p, 285. 1 exemplaire, provenance non indiquée. Déterminé par M. Mocquard.

Fanizze Des TEIIDÆ.

9, Amerva SEPTEMLINEATA À. Dum.

Bler. Catal. of Lizards, Il, p. 346.

6 individus, dont 1 jeune; un de ces individus (n° 06.234) présente les lignes blanches dorsales très peu visibles; de plus il présente deux rangées distinctes d’écailles sur le mesoptychium, une de chaque côté de la ligne médiane; chez deux autres individus (n° 06.230 et 06.232) la disposition de ces grandes écailles établit un passage entre celle que l’on trouve géné- ralement chez cette espèce et celle présentée par le 06.334. En effet chez 06.232 ces grandes écailles forment deux groupes distincts mais restent réunis sur la ligne médiane, chez 06.230 ces deux groupes sont presque séparés.

Déterminés par M. Mocquard.

10. Paozmogorus monrium. Peters.

Blor. Catal. of Lizards, Il, p. 4oë.

Un seul individu provenant de Pinullar (2,900".)

11. Azopocrossus BuoxLevr. O’Shaugh.

Blyr. Catal. of Lizards , II, 385. Un seul individu sans indication de localité. Déterminé par M. Mocquard.

19. Ecpreopus aArriis Peters.

Blor. Catal, of Lizards, Il, p. 402. Un seul individu des environs de Riobamba, Déterminé par M. Mocquard,

SA Fauizce pes AMPHISBÆNIDÆ.

13. AmpisBæNa FULIGINOSA L.

Bler. Catal. of Lizards, I, p. 437. Un seul individu sans indication de localité.

Déterminé par M. Mocquard.

LISTE DES ESPÈCES DE LÉZARDS (Collection Rive).

IGUANIDÆ. 06.225 ANOLIS FUSCOAURATUS Gray. 06. 223 À. souammuLarTus Peters. 06. 221-202 A. FEsraE Peracca. 06.224 A. Orroxis Cope.

06. 285; 06. 220 A. eucæmus Blor.

025502 %55"a161000) ( CEPHALUS GUN j 02. 347-h8 Liocepæazus Gunruert Bler 02.354-55; 05. 207 à 209 Liocepnazus Gunrerl. 06. 226-298 Enyalioïdes Mocquardi nov. sp. ANGUIDZÆ. 06. 229 Dipro6Lossus MoNOTRoOPIs. TEILDÆ. 06. 230-234 AMEIVA SEPTEMLINEATA. 06.286 PHoLipogoLUs MONTIUM. 06. 235 Azopoczossus BuckLevi. 02. 349 EcPLEOPUS AFFINIS. AMPHISBÆNIDÆ. 06. 236 AMPHISBÆNA FULIGINOSA.

PSEUDOPALÆMON Bouvierr, NOUVEAU GENRE, NOUVELLE ESPÈCE, DE LA FAMILLE DES Paræmoniz,

par M. E. Sozraun.

Au cours d’une révision des Palémonidés d'eau douce de l’'Amérique-du Sud, j'ai eu la chance de rencontrer une forme nouvelle qui m'a paru né- cessiter la création d'un genre spécial. Cette forme, que je désigne sous le nom de Pseudopalæmon Bouvieri, fait l'objet de la présente note; je suis heureux de la dédier à mon maitre, M. le professeur Bouvier.

RS

Je donnerai d’abord une description succincte du Pseudopalæmon Bouvieri; puis j'indiquerai les raisons qui autorisent l'établissement d’un nouveau genre et j'essaierai d'établir les relations de ce genre avec les autres types de Palemonidés.

1. Le Muséum ne possède que deux exemplaires de cette espèce : un mäle et une femelle ovigère ; ils ont été capturés dans l’eau douce aux environs de Montévidéo, et envoyés par M. Berg, ancien directeur du Muséum d'Histoire naturelle de Buenos-Ayres. Ce sont des Crevettes de petite taille, mesurant respectivement 32 mm. > (S) et 34 mm. (®) de longueur; le corps, comprimé latéralement, offre l’aspect caractéristique de tous les Palémonidés nageurs.

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Fig. 1. Pseudopalæmon Bouvieri, n. g. n. sp. (a).

a. Rostre et région antérieure de la carapace (X 3,5). b. Bord postérieur du telson (X 27). c. Antennule droite (X 3,b). d. Mandibule droite (X 20).

La carapace est munie de chaque côté d’une épine antennaire et d’une épine hépatique (fig. 1 a). Le rostre, dont la carène dorsale se prolonge sur le tiers antérieur du céphalothorax, est assez grêle; faiblement incurvé vers le bas dans sa moitié proximale, il se recourbe légèrement vers le haut à son extrémité distale; sa pointe atteint le niveau de l'extrémité antérieure des scaphocérites chez la femelle; 11 est un peu plus court dans le mâle. Les dents du bord supérieur, au nombre de 5 chez le mâle, de 8 chez la femelle, sont loutes situées en avant du bord orbitaire, sur la parte libre du rostre; le bord inférieur, chez le mäle comme chez la femelle, porte 2 dents (fig. 1 a).

Le bord postérieur du telson est armé, comme chez tous les Palémonidés,

MUSE

de 2 paires d'épines articulées; entre les deux épines les plus internes et la pointe médiane s’insèrent 3 paires de grosses soies plumeuses (fig. 1 b).

Le fouet externe des antennules est bifurqué, comme il est de règle dans la famille, mais il présente une partie basilaire indivise de 8 articles, lévè- rement plus longue que les deux derniers articles réunis du pédoncule (Hg: 1 c).

Les mandibules sont dépourvues de palpe (fig. 1 d). L’épipodite du maxilli- pède Test divisé en deux lobes par une échancrure peu profonde, largement ouverte ; le lobe postérieur est subovalaire et plus allongé dans le sens transversal que dans le sens antéro-postérieur; le lobe antérieur au con- traire est subtriangulaire et plus allongé dans le sens antéro-postérieur, comme l'indique la figure 2 4.

Les pattes 1, étendues en avant, dépassent l'extrémité antérieure des scaphocérites de la plus grande partie des doigts. Le carpe est plus long que le méropodite ; la pince est égale à la moitié du carpe; la région pal- maire et les doigts sont de même longueur.

Les pattes I ne sont pas plus grosses que les autres pattes ; elles dépassent les scaphocérites de toute la pince et d’une petite portion du carpe. Les mesures effectuées sur le mâle m'ont fourni les résultats suivants : méro- podite, 3 mm. 8; carpe, À mm. 9; pince, 3 mm. 3. La région palmaire et les doigts sont de même longueur.

Les pattes postérieures croissent lépèrement en longueur de la troisième paire à la cinquième, par suite de l'allongement correspondant des propo- dites; mais aucune n’atteint l’extrémité antérieure des scaphocérites. Elles semblent moins longues et moins grêles que dans beaucoup de Palémonidés nageurs, et les propodites sont armés d’épines assez fortes, ce qui indique qu’elles sont fréquemment utilisées pour la marche.

I existe, comme chez tous les Palémonidés, 8 branchies de chaque côté; mais la petite pleurobranchie correspondant au maxillipède II et surtout la podobranchie du maxillipède IT montrent des signes manifestes de réduction dans le nombre des feuillets.

; 1%%,40-17,45 La femelle porte sous l'abdomen des œufs assez gros (ri) et ; 1°7,03-1°°.07 en nombre restreint : 44.

2. Si, par l’ensemble de son organisation, cette forme appartient in- contestablement aux Palémonidés, on ne peut la ranger dans aucun des genres actuellement connus de cette famille. La présence d’une épine hépa- tique sur la carapace permet de la différencier facilement des Leander et Palæmonetes (dont la carapace est armée d’une épine antennaire et d’une épine branchiostéoiale) ®, et semble la rapprocher des Palæmon; mais

G) Ainsi que des Bithynis, qui ont seulement une épine antennaire de chaque côté.

A LES

ceux-ci possèdent une palpe mandibulaire à 3 articles, qui fait défaut dans notre espèce. Le genre Ürocaris (Stimpon) présente lui aussi une épine hépatique et une mandibule dépourvue de palpe ; mais j'ai indiqué dans une note récentel”? que les Urocaris, classés jusqu’à présent dans les Palé- monides, devaient être rattachés aux Pontontdes. I est donc nécessaire d'établir un nouveau genre, facile à caractériser de la façon suivante :

Genre Pseudopalæmon nov. g. : Palémonidés à carapace munie de chaque côte d’une épine antennaire et d’une épine hépatique, et à mandibule dépourvue

de palpe.

L'examen minutieux d'un grand nombre d'espèces de Leander et de Palæmonetes m'a montré que la morphologie des appendices était absolu- ment identique dans ces deux genres, de sorte que l'on peut considérer les Palæmonctes comme dérivant directement des Leander par simple disparition du palpe mandibuläire. La même conclusion est-elle applicable à l’ensemble Palæmon-Pseudopalæmon, qui for- merait ainsi une série évolutive parallèle à la première? Je ne le crois pas. Dune part, en eflet, Pseudopalæmon Bouvieri, par cer- tains caractères, parait moins évolué que Palæmon : signalons d’abord ses dimensions minimes et la spécialisation peu accentuée des pattes IL. En outre, le telson offre une disposition essentielle- % aa I (droit) du Pseudopalaemon < Ta j vieri n. g., n. sp. (X 15). b. Épipo- ment primitive; Boas a montré dite du maxillipède 1 d'un Palæmon (fig. que les soies plumeuses, qui gar- schém.). €. Épipodite du maxillipéde nissent le bord postérieur de ce a San Rues Res seoment, sont typiquement, chez les larves, au nombre de 1 4 : les 8 soies les plus externes se transforment au cours du développement pour donner les 4 spinules de la face dorsale et les A épmes articulées des angles postérieurs ; dans Pseudopalæmon , les 6 autres soies subsistent telles quelles, sans réduction ni augmentation de nombre (fig. 1 b); au contraire, dans les nombreux Palémons que J'ai examinés, ou bien 4 de ces soies ont disparu, de sorte qu'il n’en subsiste que 2

Fig. 2.

) E. Sorraun, CG. R. Acad. Se,, 12 déc, 1910.

Eye Vis

(P. nipponensis de Han, ete.), ou bien, et c’est le cas le plus fréquent, un plus ou moins grand nombre de soies supplémentaires apparaissent (jusqu'à une vingtaine), en même temps que l'extrémité du telson s’élaroit. Enfin, l’épipodite des maxillipèdes T offre bien la même forme générale dans Pseudopalæmon et Palæmon ; mais, dans ce dernier genre (et dans tous les genres de Palémonidés actuellement connus, autres que Pseudopalæemon), les deux lobes sont séparés par une fente profonde et étroite (fig. 2 b) © et non plus seulement indiqués par une échancrure largement ouverte du bord externe: la disposition réalisée dans Pseudopalæmon est certainement plus primitive, car elle se retrouve dans beaucoup de Carides inférieurs et apparaît d’une façon transitoire, au cours du développement larvaire, dans les autres Palémonidés. Voilà donc un ensemble de caractères primitifs qui ne permettent pas de considérer Pseudopalæmon comme plus évolué que Palæmon et comme dérivant directement de ce dernier genre.

D’autre part, Pseudopalæmon Bouvieri nous montre des caractères qui ne s’observent jamais dans Palæmon et qui semblent indiquer des affinités avec le groupe Leander-Palæmonetes. La partie indivise du fouet antennu- laire externe est toujours très courte dans Palæmon, généralement plus courte que le dernier article du pédoncule, souvent égale à la moitié seule- ment de cet article: la disposition réalisée dans Pseudopalæmon (voir fig. 1 c) existe au contraire dans beaucoup de Leander et devient presque Ia règle dans Palæmonetes. Enfin, j'ai souvent remarqué, dans les Palæmonetes d’eau douce , une tendance à la localisation des dents rostrales supérieures sur la partie libre du rostre: et même, dans plusieurs spécimens d’eau douce (et dans ceux-là seulement) de Palæmonetes varians Leach, j'a observé que la première dent de la carène rostrale supérieure était nette- ment préorbitaire, comme dans Pseudopalæmon Bouvieri (fig. 1 a): peut- être est-ce une variation concomitante de l'adaptation à leau douce: en tout cas elle ne s’observe jamais chez les Palémons dulçaquicoles.

En résumé, notre genre semble à première vue se rapprocher surtout de Palæmon; mais les caractères primitifs énumérés plus haut, et d'autre part ses affinités avec le oroupe Leander-Palæmetes, indiquent que nous avons sans doute affaire à un rameau détaché directement de la souche pri- mitive commune de tous les Palémonidés. Ce rameau paraît d’ailleurs jouer dans la nature actuelle un rôle très effacé, qui contraste singulièrement avec l’étonnante floraison de formes que nous montre le groupe des Pa- lémons.

® Dans Leander et Palæmonetes, la forme générale de l’épipodite se modifie : le lobe antérieur devient semblable au lobe postérieur, de sorte que lépipodite, dans son ensemble, apparaît à peu près circulaire (fig. 2 c).

ANA

RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE D'UN CRUSTACÉ DEÉC4PODE (BLepartPoDA occIDENTALIS),

par M. CarLos Porter, Dairecreur ou Musée D'H1STOIRE NATURELLE DE VALPARAISO.

On avait loujours admis que la Blepharipoda occidentalis Randall, Crustacé Décapode du groupe des Hippides, avait pour habitat exclusif l'Océan Paci- fique ; 1l se rencontre également dans Océan Atlantique. L'exemplaire dont je fais don au Muséum de Paris pour ses collections carcinologiques a été capturé sur les côtes de la République Argentine, au voisinage de Bahia- Blanca °?.

Mission Nicer-Tcnap , DIRIGÉE par M. Le Caprraine Tizno. COLLECTIONS REGUEILLIES PAR M. Le Î)' GaizzaRp : COLÉOPTÈRES, ONTHOPHAGIDES ,

par M. H. n'OrBieny.

GEN. Caccobins Thoms.

C. casraneus Klug, 1855, in Monatsber. Akad. Berl., 1855, p. 654, décrit du Mozambique. Kanem et zone Nord du Tchad : entre Ma et N'Guigmé.

C. porsauis Harold, 1867, Col. Hefte, IT, p. 16, décrit du Sénégal. Région de Zinder : Dungass.

GC. rerru@neus Fähræus, 1857, apud Boheman, 1ns. Caffr., Il, p. 309, décrit de la région du fleuve Limpopo. Région de Zinder : entre Maradi et Dungass.

GC. puncrarissmmus Harold, 1867, Col. Hefie, IT, p. 13, décrit du Sénégal. Région de Zinder : entre Maradi et Dungas.

GC. polygonus nov. sp. Minimus, nitidus; capite prothoraceque æneo-nipris, elytris nigro-fuscis, lateribus atque apice late rufescentibus, pygidio æneo-nigro; supra totus flavo-pubescens. Capite pentagono, for- tissime punctato; clypeo triangulari, apice subrotundato; fronte arcuatim carinata; vertice Carina tenui, leviter arcuata, multo post oculos sita,

() Nous ferons remarquer que M. Carlos Porter a offert au Muséum de Paris, dans les différents services, des collections intéressantes provenant du Chili qui sont actuellement à l'étude.

te

Muséus. xvi.

ee

utrinque subtiliter dentata vel interdum angulosa, instructo. Prothorace

simpliciter et fortiter, in disco parum dense, ad latera densius punctato; lateribus postice crenulatis, non sinuatis; basi marginata. Elytris tenuiter siriatis ; intervallis planis, uniformiter parce granulatis. Pygidio subfortiter et parum dense punctato.

Lonp. 2,3 - 2,8 millim.

Très petit, brillant; tête et prothorax d’un noir bronzé: élytres d’un brun foncé, avec les côtés et largement l'extrémité d’un brun rougeätre: pygidium d’un noir bronzé; dessous du corps d’un brun foncé, pattes d’un brun rougeätre, massue des antennes testacée. Dessus du corps entière- ment à pubescence jaune médiocrement longue. Tête pentagonale, l’épistome formant en devant dans le milieu un angle presque droit, légèrement arrondi à son sommet, les joues peu saillantes, formant à leur partie anté- rieure un angle arrondi, les côtés de la tête en ligne presque droite ou à peine arquée enlre le sommet de l’épistome et l'angle des joues, en ligne droite entre cet angle et l'œil: front avec une assez fine carène arquée atteignant la suture des joues et située un peu en arrière du tiers antérieur de la tête; vertex avec une fine carène lévèrement arquée, située bien en arrière des yeux et un peu plus courte que leur intervalle, finement dentée ou, chez les petits exemplaires, simplement anguleuse à ses extrémités: toute la tête garnie de très gros points serrés sur le front, écartés sur l'épistome et sur les joues, mélangés de quelques points fins. Prothorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs assez accusés; les côtés